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vendredi 29 juin 2012, par
Ce traité faisait office de préambule dans « Physiologie du goût » de Brillat-Savarin, ouvrage édité en 1825 de façon anonyme puis republié post-mortem en 1838, accompagné de ce texte. La notoriété de Balzac a certainement conduit à la promotion de cet ouvrage.
Mais qu’importe.
Balzac est mort jeune, buvait beaucoup de café, dormait pas ou peu.
Mais qu’importe.
Balzac aborde ici la question des expériences humaines et esquisse ainsi, en filigrane, le rôle de la science sur le vivant.
Question historique quand on sait qu’en 331 avant JC, Hérophile, le père de l’anatomie, le premier à avoir décrit les glandes salivaires et découvert nerf optique, rétine et cataracte, a disséqué 600 prisonniers vivants ; certainement pour faire avancer le savoir médical.
Des siècles plus tard, Diderot se positionna en faveur de telles pratiques, les jugeant sûrement nécessaires afin de satisfaire les besoins de la science.
En sacrifier quelques-uns pour en sauver des milliers … ?
Balzac fait aussi le lien entre dérives économiques, habitudes alimentaires et orientations politiques alors qu’en 1838, les œufs étaient loin d’avoir un code barre*.
Deux siècles après, les produits ici abordés sont présents dans les moindres recoins de chaque continents. Alcool, sucre, thé, café, tabac. De quoi alimenter la logorrhée publique.
Bref…
Lisez équilibré, ceci est une arnaque !
Balzac 1838